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RDC : 1ère année très prometteuse pour le Programme de Sécurité Alimentaire« PQ SECAL2 » de Caritas

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Initié  par Caritas Congo ASBL avec l’appui financier de Caritas Norvège depuis 2018, le « programme d’Appui à la Sécurité Alimentaire et renforcement des capacités économiques des ménages ruraux  « SECAL2 dans les Territoires de Lubero, Kasongo, Kasangulu et Kongolo en République Démocratique du Congo(RDC) », a pour finalité de réduire la faim et la pauvreté de 7.200 ménages ruraux. De manière spécifique, ce projet devrait aider ces ménages à augmenter leur production et améliorer ainsi leur nutrition, accroitre leurs revenus, en favorisant l’accès aux marchés.

Le rapport annuel 2018 du projet montre des résultats très prometteurs. En effet, exécuté par les Caritas-Développement Diocésaines de Butembo-Beni, Kisantu, Kongolo et Kindu, le programme « SECAL2 », a connu un succès de taille, bien qu’il reste encore des efforts à fournir pour atteindre les résultats attendus. Dans l’ensemble, les activités prévues ont été toutes réalisées.

Ainsi, les femmes participent de plus en plus dans la gestion de la chose publique et le taux d’alphabétisation est en croissance dans les communautés ciblées. En outre, les associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC) mises en place dans le cadre de projet permettent aux ménages d’avoir accès aux capitaux et de diversifier leurs sources de revenus afin de répondre aux besoins de base et devenir ainsi plus résilients face aux chocs externes.

Des réalisations en chiffres

 Les activités du programme ont donné des résultats très encourageants. A titre illustratif, et sur le plan des fédérations des producteur et des coopératives d'agriculteurs établies, 1 coopérative est fonctionnelle à Kisantu, 6 pré-coopératives ont été créées, dont 1 à Butembo, 1 à Kindu et 4 à Kongolo.

Les petits agriculteurs reliés à des marchés rentables par le projet ont augmenté quant à eux leurs revenus : 4 marchés fonctionnels sont alimentés en produits agropastoraux et 4 tableaux de suivi des prix ont été installés.

Par ailleurs, la représentation des femmes au sein de coopératives a augmenté : Le pourcentage de femmes dans les coopératives devrait passer de 15,75% à 17%, cet indicateur n’a pas évolué du fait que jusqu’à présent une seule coopérative est fonctionnelle. Ce pourcentage pourra s’améliorer en 2019, avec la mise en route de 5 nouvelles coopératives. La situation pourra s’améliorer progressivement avec la sensibilisation, étant donné que dans les comités de gestion des organisations paysannes, les femmes représentent 53 %.

Les ménages agricoles accompagnés accèdent durablement aux ressources et aux facteurs de production.  Ils ont réussi à multiplier leurs propres semences. En fait, à Kongolo, les champs semenciers d’arachide, maïs, soja et riz atteignent /totalisent 3,5 ha de terres et seront récoltés au premier trimestre de 2019. A Butembo, les ménages accompagnés ont réussi à multiplier leurs propres semences, soit 87 Kg de haricot, 1200 Kg de pomme. Les autres cultures sont encore en végétation ; leurs semences seront prêtes d’ici fin Mars 2019.

A Kisantu, les ménages bénéficiaires ont reçu 2.300 Kg d’arachides d’anciens bénéficiaires du programme PQ SECAL I et les ont semées sur 21 ha. La récolte était de l’ordre de 14.049 Kg. Apres avoir remis la semence empruntée (métayage), le stock disponible est de 8.650 Kg d’arachides. A Kindu, les ménages accompagnés ont réussi à multiplier leurs propres semences également, soit 100 Kg de maïs, 500 Kg de niébé. Ils ont réussi à acquérir 10 ha de terres agricoles par location pour une utilisation pendant 2 ans, pour un montant de 100$.

Précisons que les champs semenciers sont suivis et certifiés par le Service National des Semences (SENASEM), un organe étatique. En outre, le groupe cible a amélioré ses connaissances sur la nutrition et un régime alimentaire équilibré :

1.360 mères de familles sur 2160 prévues, soit 62,96%, ont été sensibilisées et formées en nutrition sur les thèmes : types et groupes aliments, et importance d’une alimentation équilibrée. Les femmes ont été formées et sensibilisées également sur une meilleure utilisation des aliments locaux. Pour y arriver, 37 séances de sensibilisation de masse ont été faites, 68 émissions radios sur la nutrition et l’alimentation équilibrée ont été diffusées sur les chaines des radios communautaires locales.

Pour rappel, le programme d’appui à la Sécurité Alimentaire et renforcement des capacités économiques des ménages ruraux  « SECAL2 dans les Territoires de Lubero, Kasongo, Kasangulu et Kongolo en République Démocratique du Congo(RDC) est financé par la Caritas Norvège avec le fonds de l’Agence Norvégienne pour le Développement International (NORAD) pour un montant de 24.720.000 Couronnes Norvégiennes ou NOK. Cela, pour une durée de 4 ans, soit du 01/01/2018 au 31/12/2021.

Ce programme connait plusieurs parties prenantes. Il s’agit notamment des responsables des Caritas, les responsables des bureaux Diocésains, le comité de pilotage, les partenaires et bénéficiaires (OPA : Organisations des paysannes agricoles et AVEC : Associations Villageoises d’épargne et Crédit) dudit projet.

Un programme lié aux ODD

Son plan d’action est lié aux objectifs de Développement Durable de l’ONU, à savoir : éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable. Dans sa stratégie de formation des producteurs agropastoraux, à travers l’alphabétisation des adultes, permet d’assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, en vue de prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatique et leurs répercussions.

Ce programme cadre, en outre, avec la vision de Caritas Congo ASBL, celle de rendre les ménages ruraux Congolais économiquement indépendants et capables de lutter contre l’insécurité alimentaire, un problème primitif.

Il sied de signaler que le projet organise trimestriellement des rencontres de planification et d’évaluation dans chaque Diocèse avec les bénéficiaires et autres parties prenantes. A cette occasion, des ajustements nécessaires sont portés pour une bonne atteinte des résultats. Un comité de pilotage du programme est opérationnel et les membres se réunissent une fois l’an pour la validation des rapports narratif et financier, ainsi que pour formuler de nouvelles orientations pour la réussite du programme. La prochaine réunion du comité de pilotage est prévue au mois d’octobre 2019 à Kindu.

Divine Dhelonga (Stagiaire)

source: http://www.caritasdev.cd/

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